( 13 mai, 2008 )

La Paix jamais trouvée

En ce mois de Mai, Israël célèbre l’anniversaire de la proclamation de son état. Faut il s’en réjouir ? Dans la situatuion présente on doute à repondre quand il  est désespérant de voir comment un peuple qui à subit les pires atrocités de l’histoire, commette à son tour les pires crimes humains.

Depuis le 14 Mai 1948, l’enfer sur terre a un nom, ou plutôt deux ! La Cisjordanie et la bande de Gaza, deux  territoires palestiniens  occupés par l’état d’Israël. Des accords de retrait existent, des résolutions du conseil de sécurité votées mais  tous et toutes, sont restés sans effet. Aux dialogues se succèdent les conflits. Aux conflits, les dialogues. Aux tirs de balles,  les tirs de pierres. A ceux ci, de nouveaux tirs de balles. Aux roquettes du mouvement Hamas, les interventions musclées de TSAHAL. Aux armes de nouvelles technologies, les  bombes humaines.  Une récurrence que l’on aimerait voir se rompre. Mais l’issue reste improbable et la situation mondiale accentue le relief. Elle augure un conflit  sans fin, un choc des civilisations auquel nous refusons de croire, une histoire que nous n’acceptons pas d’écrire…

logique de puissance de l’hégémon

…« L’hyper puissance » américaine -ou de ce qu’il en reste- aurait pu éviter la chute, la descente aux enfers,  servir   un ordre plus juste, imposer un équilibre, réussir là où tous les autres ont échoués, poursuivre un possible plan pour la paix. Or elle ne l’a pas fait. La décennie 90 Fin de l’URSS – 11 Septembre 2001, est perdue. Les faucons ont chassés les colombes. Intervention musclé en Afghanistan d’abord, en Irak ensuite ! L’Iran demain ? Au nom de la guerre contre le terrorisme Goliath écrase David. La « démocratie » chasse la « dictature ». La vision hobbesienne du monde où le « bien » incarnée par l’Amérique bénie doit nécessairement l’emporter, bouscule les règles diplomatiques. L’empire, à travers  ses actions, sa présence militaire un peu partout sur la surface du globe alimente les rancœurs et les conflits. En participant au cycle de la violence, il le nourrit, l’entretien. Finalement il fait le choix de le poursuivre. Le projet Wilsonien née à la fin de la première guerre mondiale s’est  dissout et la police du monde est devenue voyou. La guerre prolongement du politique par d’autres moyens, élargie aussi l’espace économique. Motivation matérielle donc (le pétrole est une ressources trop précieuse pour rester entre les mains des arabes), mais  religieuse  aussi (le retour du messie sur la terre Sainte ne se fera pas tant que le peuple musulman  est présent sur le sol Palestinien). « Les gardiens du temple » ne manquent pas d’imagination.Ce qui est bon pour l’Amérique est bon pour le reste du monde, et sa toute puissance à un projet, un plan pour le Moyen Orient : Reconstruire le paysage politique – the  Greater Middle East .Ayant des ennemis communs, l’état d’Israël est un élément clé  de la géopolitique des EU au Moyen Orient. En France aussi les orientations évoluent, Sarkozy atlantiste ne cache pas son rapprochement à l’alliance. Revendiquant une rupture dans la façon de faire de la politique, le chef de l’état l’exprime aussi, dans sa relation au monde. Rappelons aussi les positions de son ministre des affaires étrangères lorsqu’il appuyait l’action des EU dans son intervention en Irak. Renforcement du contingent Français en Afghanistan contre l’extrémisme et pour la démocratie (les termes sont séduisants) et  soutien aux perspectives d’action  en Iran sont  quelques illustrations de l’alignement aux projets des « tous puissants ». L’occident multiplie les feux. Le doute s’installe, et les interrogations pleuvent. Avons-nous  trouvé des ADM en Irak ? Le terrorisme a t il été éradiqué ?  Le monde est il devenu plus sûr? A quel degré d’enrichissement l’uranium devient il à usage Militaire ? Pourquoi une nation aurait elle le droit de produire cette source d’énergie ? Pourquoi l’interdire à une autre ? A quel moment, un Pays devient il une menace pour les autres ? Faut-il  pour y répondre évaluer le risque de guerre ? Doit-on considérer la violation de l’intégrité territoriale ? Ou encore les crimes barbares perpétrés contre le civile, contre l’humanité ? De tous  ces points de vue justement, les EU et leurs  alliés, ne sont ils pas eux mêmes condamnables  devant la loi ?

Les relations internationales ont échouées. L’intégration des nations à la construction mondiale, aux échanges de toutes natures, n’a pas non plus rencontré davantage de succès. Toutes, se sont  inscrites dans un cadre de compétition et de concurrence déloyale, dans des rapports de force du plus fort au plus faible. Elles nous ont finalement conduites là où nous ne voulions pas aller. Les conflits successifs qui ont ponctués l’histoire dont on croyait qu’ils auraient pu nous servir  à trouver une possible paix, n’ont pas suffit. L’homme est resté une puissance destructrice.

( 1 mai, 2008 )

Science fiction économique à l’Elysée

Si l’on raisonne d’un point de vue purement financier, la mesure de la création de richesse d’un pays est inscrite dans la croissance du PIB ou produit intérieur Brut. En France c’est la consommation des ménages qui assure pour 80 % cette croissance. La situation d’inflation actuelle et à venir  va vraisemblablement rogner le pouvoir d’achat du consommateur vivant en France. Selon le rapport consommation/croissance l’évidence parait claire. Le gain ou la perte  de   croissance est donc à considérer du point de vue de la « demande ».  Pour cette raison, les politiques keynésiennes malgré les critiques des libéraux  restent incontestablement un parachute en situation de dépression économique. La politique du New deal de F.D ROOSVELT en 1932 illustre assez l’action de l’état en la matière. En effet, celui ci  joue le rôle d’un agent économique, consommateur de la production du Pays en cas de ralentissement.  En pratiquant l’allocation de ressources (dans les activités les plus utiles) par la dépense budgétaire il préserve un certain niveau de consommation et donc de croissance. Encadrés par Bruxelles, les pays membres ne peuvent cependant  excéder 3 % du PIB (Adhésion au pacte de stabilité et de croissance).

En France, Nicolas Sarkozy  a fait le choix de réduire les charges qui pèsent sur les entreprises espérant attirer les capitaux ou tout au moins les retenir. Dans son offre de paquet fiscale de l’ordre de 15 milliards d’euro à l’été 2007, c’est du côté de l’offre qu’il a inscrit sa politique économique. Le choc attendu n’a pas eu lieu et pour convaincre les « incrédules », le politique rassure : Les effets, se révèlent dans la durée. A l ‘épreuve de l’histoire justement, quelles politiques ont elles réussies ?

JB SAY assurait déjà dans sa loi des débouchés que l’offre créait sa propre demande. Pourtant nous pouvons  tous imaginer le résultat de la surproduction et  nous connaissons tous l’ampleur de la crise de 1929 lié à une abondance de tout. Les  trente glorieuses qui se sont étendues à la sortie de la deuxième guerre mondiale jusqu’au premier choc pétrolier en 1973, lorsqu’il fallait tout reconstruire et justifiait alors une production de masse, resteront d’une exceptionnelle croissance économique. L’amnésie qui nous condamne parfois  à  répéter les erreurs du passé n’explique pas la situation présente. Elle n’excuse surtout  pas la volonté du gouvernement de transférer les fonds du citoyen pauvre  vers le plus riche, du plus bas vers le plus haut. Cette politique  sortant de son contexte, ne pouvait pas fonctionner !  Pourquoi ? Question de bon sens !

Mettre des produits en vitrine n’a jamais assuré au commerçant  la réussite commerciale si le public pour lequel il souhaite les vendre n’a pas l’argent pour les acheter.

Le gouvernement spécialiste de la « communication », beaucoup plus  que des réalités économiques à joué sur l’illusion et l’effet d’annonce ! La réalité, qu’elle-est-elle finalement ?

D’abord le rapport qu’entretiennent dans les faits consommation des ménages et croissance. Ensuite parce que l’investissement du capital (et peut être la croissance !?) un des facteurs de production, obéit à de  multiples variables. Nous pouvons citer la rentabilité financière, la productivité, le niveau d’inflation, la qualité des  institutions publiques, le niveau de recherche et développement du pays et à l’importance que ce dernier accorde aux connaissances, à l’instruction des hommes et femmes, le savoir faire et des compétences, le risque politique.la perception du consommateur sur la situation économique globale, plus précisément sa confiance qui est devenue depuis 21 ans (1987) un élément important de la réflexion économique et enfin son pouvoir d’achat. La fiscalité de l’entreprise n’explique donc pas à elle seule l’arrivée ou le départ des capitaux dans un pays. Capter l’épargne ou les fonds étrangers (IDE), nous pouvons le comprendre, s’inscrit dans une réflexion qui agrège différentes  données. La réduire aux taux de pression fiscale se révèle d’une insuffisance manifeste. L’Etat à travers ses pratiques à finalement creusé le trou du déficit par une politique fiscale capitaliste accommodante sans retrouver le chemin de la croissance. Les recettes attendues n’ont pas été au rendez vous. Là où le gouvernement attendait un choc d’offre c’est la crise de confiance qu’il rencontre. Plus compromettant, Bercy a perdu l’instrument de relance, et cherche désormais du côté de la rigueur. Exclue du vocabulaire du ministère de l’économie, il s’agit pourtant bien d’une réalité. Au delà du discours, de la politique de communication, de l’illusionnisme de droite il y a des politiques, des projets et des actions qui révèlent de toute évidence  leur véritable nature.

                                                                                                                                                  Driss.B

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