( 14 janvier, 2009 )

LA NOUVELLE GUERRE D’ISRAEL

Le conflit entre le mouvement Hamas et Israël dans la bande de Gaza se poursuit avec les crimes démesurés caractéristiques de la folie destructrice de l’état hébreux. Quel projet l’état juif poursuit-il ainsi ?

Devant l’incapacité du Fatah et d’Israël à trouver la paix, le mouvement Hamas s’est imposé comme alternative aux échecs successifs et à l’improbable paix.

Fondé par le cheikh Yassine, il y a une vingtaine d’année, le Hamas est le produit de nombreux faux calculs. Celui d’Israël tout d’abord, dont on peut soupçonner la volonté de constituer avec
la Palestine une véritable paix durable. Les Etats unis ensuite, principal médiateur après le retrait britannique, qui reste le marionnettiste de toute cette mise en scène. L’union européenne enfin qui très récemment a élargi sa coopération avec l’état Hébreux lorsque Sarkozy en assurait la présidence. Au même moment un blocus était en vigueur sur la bande de Gaza depuis près de 18 Mois pour sanctionner le Hamas de sa prise de contrôle forcée. C’est avant tout le sacrifice de près d’un et demi million de gazaouis que les mesures européennes et juives produisent. 80 % de la population de La bande Gaza dépend de l’aide extérieure, son économie est ruinée et 40 % de la population active est au chômage. En bombardant les écoles, les mosquées ce n’est pas le Hamas qu’Israël veut éradiquer. L’avenir économique et social déjà fébrile est aujourd’hui compromis par l’attaque israélienne.

Nous reprochons les attentats suicides du terrorisme. De la même sorte, nous condamnons l’armée israélienne dans sa guerre pour les crimes qu’elle opère actuellement. Les civiles sont abattus sous l’œil passif des organisations internationales et devant le conformisme d’un monde ou le téléspectateur est programmé à recevoir sans réaction la folie meurtrière comme s’il s’agissait d’une projection cinématographique, d’une nouvelle guerre des étoiles. Résigné et s’abandonnant au désespoir à la loi récurrente de l’injustice et du crime. Certes le conflit peut nous échapper et sembler lointain. Pourtant, dans un monde globalisé, en plus des marchandises et des biens qui circulent, les conflits également s’exportent. Les nombreuses guerres ouvertes contre le terrorisme « pour la démocratie et pour un monde libre » n’augure pas un monde plus sur, elles entretiennent la rupture et l’éloignement. Quels visages prendront les manifestations de soutien au peuple Palestiniens dans la perspective du prolongement du massacre perpétré par l’état juif ?

La démocratie est un mythe, et tous ses représentants nous illusionnent dans leurs politiques spectacles. Les organisations internationales à l’échelle globale représentent cette réalité. Insuffisamment représentative, ces institutions n’en sont pas plus crédibles. Le conseil de sécurité reste sclérosé par la domination des états unis.

Jamais les résolutions du conseil de sécurité n’ont été appliquées (résolution 242, Accords d’Oslo). Il y a du côté Israélien, une volonté manifeste d’occuper le Territoire, l’Etat emploi toute sa puissance de feu pour reconquérir. Le programme « échange de Paix » pour Israël contre « Terre » pour
la Palestine paraît de plus en plus incertain. Les Israéliens occupent aujourd’hui 70 % du territoire. Le départ de
la Bande de Gaza en 2005 n’à constitué qu’un simulacre, un écran de fumée. Une recolonisation était à l’œuvre en Cisjordanie et dans la ville de Jérusalem également. Sans cesse l’état Hébreux rejette la responsabilité sur la partie adverse, comme récemment sur le mouvement Hamas. Responsable, ce dernier aurait rompu la trêve en projetant des roquettes dans le sud d’Israël ayant emmené les parties au conflit que l’on connait. Dans la guerre qu’elle déclare au Hamas, l’issue reste improbable pour Tsahal.

Manifestement, le mouvement de résistance armée ne disparaitra pas. Le conflit le renforce. Les tentatives multiples de paix et de guerre ont imposées aux partis historiques, ce troisième acteur avec lequel il faudra certainement discuter. En arrière plan du conflit, les gains sont manifestes. Les élections prochaines israéliennes créditent de bonnes intentions de vote les candidats Ehoud Barack, ministre de
la Défense et Tzipi Livni en charge des affaires étrangères.

On manipule, on falsifie et l’on assassine. La guerre même impopulaire alimente les intérêts du politique. Dans l’histoire trop longue de cette injustice comment l’état hébreu peut-il prétendre poursuivre un projet pour la paix ?

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