( 13 août, 2011 )

LA CRISE, UNE CHANCE ?

La crise sur les crédits immobiliers survenus en 2008 aux E.U se poursuit aujourd’hui avec celle des dettes souveraines. La cigale américaine ayant chanté pendant des décennies se trouve aujourd’hui bien dépourvue. Dans la probable incapacité à honorer sa dette,  l ‘agence de notation S&P à dégradé sa  note, surenchérissant le taux d’emprunt de ce qui reste de  la première puissance économique mondiale. Les E.U non tenus par des contraintes extérieures augmenteront probablement le plafond de la dette même si aujourd’hui les républicains s’y opposent, avec le scepticisme de l’empire du milieu et celui du soleil levant.

En Europe et en France en particulier, la situation est différente. Elle impose une réforme de fond des politiques économiques et en particulier la fiscalité. Les projets et annonces se multiplient dans la perspective de la campagne présidentielle, sans être à la hauteur des urgences sociales. Création d’un fichier sur les  bénéficiaires d’allocations, augmentation de la TVA, inscription d’une règle d’or dans la constitution préservant la situation budgétaire de l’état et augmentation de l’âge légale de départ à la retraite. C’est donc une réduction des dépenses qui anime le plus l’enthousiasme du gouvernement, inscrite dans les choix économiques du début de mandat : Défiscalisation des heures supplémentaires, bouclier et niches fiscales. Ces politiques sont un échec : la croissance est insuffisante, le chômage file vers les profondeurs sans oublier les interventions militaires qui creusent lourdement les déficits.

Ceci  impose une nouvelle donne, orientée vers la préservation du pouvoir d’achat du ménage et la lutte contre l’exclusion. Quelles alternatives ? Augmenter les recettes ou réduire les dépenses. Pourquoi pas les deux ?   La réforme qui s’impose s’articulera très certainement sur l’augmentation des impôts. Ceux ci pouvant assurer un redéploiement et une marge de manœuvre budgétaire  perdue dans le mandat qui s’achève. Un  choc de demande peut  favoriser le retour à la croissance et la réduction du déficit budgétaire. Mais rien n’est certain devant les incertitudes qui chargent l’horizon. Il  s’agit d’un pari sur l’avenir. Différent de celui  de la politique de  l’offre, qui s’est imposé pendant plus de trois décennies, ayant creusé les inégalités dans la population et plombé les comptes publiques. 

La classe laborieuse à suffisamment été sollicitée au redressement des échecs du capitalisme fanatique au cours de l’histoire pour qu’elle soit aujourd’hui reconsidérée. L’état providence lui a garanti au lendemain du deuxième conflit mondial une sécurité face aux risques sociaux. Cet ambitieux projet  doit se poursuivre. Même s’il n’a pu réaliser une société d’égaux, il a su être à l’origine d’une société de semblables pour reprendre Léon Bourgeois (1). La société est toujours aussi hiérarchisée, traversée par des antagonismes de classes, alimentés par les injustices et des répartitions inégales des richesses produites. La crise est une chance, elle signe la  fin des modèles de développement et de croissance qui ont dominés les politiques économiques récentes et  excessivement libérales. Le capitalisme sans projets, de court terme, patrimonial, hérité des  années  précédentes joue son avenir et celui des nations  comme à la roulette russe sur les places financières. A New York, Londres, paris et ailleurs les places boursières dévissent.une  fois de plus.la crise marque la fin d’une époque mais aussi l’avènement  un modèle nouveau qui tarde à venir. Elle impose un retour en arrière. Une révision pragmatique nécessaire, libérée de toutes idéologies. L’hégémonie des marchés de plus en plus amnésiques est contestée. La loi de l’offre et de la demande n’assure plus les équilibres, elle entretient l’emballement et le risque de précipice. Si l’histoire des nations à échappé à l’enfer de l’utopie communiste, elle a  replongé vers une dictature du gain, du matérialisme et de l’immédiat. Un capitalisme déshumanisant,  croyant libérer  l’individu mais le piégeant dans l’illusion de l’argent et du toujours plus. Serait-ce  la fin du « business as usual » ?  Ce n’est pas certain, mais Il faut  l’espérer.

Driss.B

(1) Le solidarisme est une philosophie de pensée due au député radical Léon Bourgeois1896 qui développe ce courant de pensée dans son ouvrage Solidarité

( 17 mars, 2011 )

LA CROISSANCE FRAGILE

Chaque « catastrophe » de la nature ramène  l’espèce humaine devant la précarité de son existence. Le séisme japonais suivi d’un tsunami nous le rappelle  avec plus de force. Au-delà des situations de détresses et des dégâts matériels, le pays du soleil levant s’expose à un risque non moins dangereux : le risque nucléaire. L’environnement  tient ici une nouvelle fois sa revanche et nous oblige manifestement à intégrer avec plus de considération la dimension écologique dans les modèles de croissance et de développement. Le développement durable ne doit pas rester une utopie, un rêve inaccessible. Considérer par les uns comme un frein à la croissance, je le considère comme l’avenir probable du capitalisme après la fin du social et du rôle joué par la fonction de  redistribution de l’état dans  la croissance. Croissance et crise se succèdent dans une boucle probablement sans fin.les cycles de croissance trouvent leur déterminant dans l’innovation et l’introduction de facteurs favorables et peu couteux dans la production. Il y a eu  la machine à vapeur, le pétrole et l’électricité. Sans Energie, quelle économie ?  Pétrole pour ceux qui en disposent au moindre coût et nucléaire pour ceux  qui souhaitant échapper à la dépendance énergétique et aux conflits géopolitiques. Ce fut le choix de la France et sans doute celui du Japon. Ce dernier était-il conscient du risque sismique ?  Très certainement ! Pouvait-il renoncer à la croissance et à cette source d’énergie peu « coûteuse » ? La réponse est évidente, en témoignent  la situation et l’ampleur des risques auxquels sont exposés les japonais mais aussi les habitants des pays voisins. Risque écologique et dommages collatéraux sont les deux volets, et sans doutes bien d’autres, qui s’imposent à l’évidence dans les leçons qu’il faut tirer de la situation. Le japon a joué à la roulette russe et a vraisemblablement perdu, reste les autres.  La responsabilité écologique et celle vis-à-vis des citoyens nationaux et des pays voisins est ainsi posée. Dans la reconstruction mondiale apparait de toute évidence un nouveau facteur déterminant les  relations internationales : Le principe de subsidiarité à l’image de celui qui gouverne l’intégration européenne et  qui pourrait s’imposer dans la nouvelle architecture mondiale. 

 

A toutes choses malheur est bon ? 

 

Une vision cynique voit dans les catastrophes une opportunité de relance économique. Très probablement la reconstruction se traduira  par une production favorable à la croissance. Toutefois, elle n’est pas sans considérer le coût d’opportunité de l’investissement .Faire et défaire c’est toujours travailler, mais il est des activités plus pertinentes que d’autres. Par ailleurs, le coût des dégâts est également à prendre en compte, traduisant finalement la destruction bien plus que la création d’une richesse. Visiblement le japon est très fragilisé par cet événement. Le pays avait construit sa réputation dans l’innovation et l’introduction des technologies pour produire des biens à forte valeur ajoutée. Privé d’espace suffisant et de ressources naturelles, il était devenu  la deuxième puissance économique mondiale, avant d’être dépassé par son voisin Chinois. Après l’évènement dramatique, que  restera- t- il  du miracle japonais ?  

 

Driss.B

( 1 janvier, 2011 )

ANNEE CRITIQUE ET ANNEE D’ESPOIR ?

L’année 2010 aura été celle des catastrophes naturelles, la tempête Xynthia, l’éruption du volcan islandais au nom imprononçable, les inondations du Pakistan sans oublier le tremblement de terre à Haïti. Cette dernière  situation est d’autant plus dramatique qu’elle touche un pays  où 76 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté : « un malheur ne vient jamais seul ! ».Sans vouloir minimiser ces évènements l’actualité n’est pas seulement faite de faits divers qui font diversion pour reprendre P.BOURDIEU dans une de ses critiques qu’il adresse sur la télévision :

 

La crise économique se poursuit à travers celle des dettes souveraines, la Grèce en premier lieu, l’Irlande ensuite en attendant les autres. L’évènement s’accompagne du possible et improbable éclatement de la zone euro évoqué par les uns et redouté par les autres. Une crise dont il faut chercher ailleurs que dans la seule responsabilité d’un homme (Affaire Kerviel), les origines du mal financier, dont on aimerait faire un exemple en France. Les banques principales actrices de l’acte 1 de la crise sont relativement épargnées  des mesures promises par le G20, l’Europe et les E.U mise à  part les accords de Bâle 3 qui imposent des niveaux de capitaux plus élevées dans le passif des bilans des établissements financiers.

 

La crise n’est pas encore terminée elle se prolonge et se traduit dans  la dette des états et  les mesures de rigueur qui  s’imposent à eux. La situation crée   un sentiment d’injustice, alimentant encore plus la fracture entre le monde politique secoué par les affaires financières (Karachi, Bettencourt) et le peuple. La réforme des retraites qui aura été le symbole du mouvement social en 2010 est caractéristique de l’incompréhension et de la distance qui sépare le peuple et le pouvoir qui les represente. Dans ce climat de violence symbolique et d’injustice se durcit le ton des politiques impuissantes à trouver une solution aux situations sociales tendues des individus qui les vivent. C’est dangereusement dans le discours populiste stigmatisant une population précise que l’histoire sombre de la politique se poursuit faisant de l’étranger la raison de tous ses échecs et éloignant les individus d’une réalité plus certaine et immédiate : l’échec politique. Le problème d’intégration est certain et la légitime question sur l’identité nationale sous jacente est restée enfermée dans le débat du port de la burqua. Le conseil constitutionnel révisera néanmoins  la mesure d’interdiction de la tenue, confronté au droit constitutionnel de la liberté individuelle et le droit de culte ainsi que le droit fondamental des individus protégé par la CEDH (la cour européenne des droits de l’homme). La justice ou ce qu’il en reste est effectivement l’élément critique sur lequel l’Etat de droit peut être apprécié. C’est ce débat qui a occupée la situation en France dans les derniers mois de l’année  à travers les mesures sécuritaires et leurs dérives au nom de la protection des individus.  Enfin le développement durable n’échappe pas à la situation d’échec. Beaucoup de bruit pour une conclusion insatisfaisante du grenelle de l’environnement. Une mesure très médiatisée portait sur le projet de réduction des GES intitulé la taxe Carbonne faisant supporter l’ensemble de l’effort sur les particuliers, oubliant les plus gros pollueurs. Après l’échec du sommet de Copenhague en Décembre 2009, le sommet de Cancun laisse filtrer des espoirs qui restent pour l’essentiel à concrétiser (lutte contre la déforestation, fond vert et transfert de technologie).Sans doute existent-ils  d’autres sujets tous aussi importants, le bilan pourrait alors paraitre plus sombre ou plus encouragent mais l’essentiel est de retenir les évènements qui ne seront pas sans conséquences pour les années qui viennent. Sur la géopolitique particulièrement. En effet, l’affaire wikileaks semble participer davantage de la liberté d’expression que celle de vouloir nuire volontairement à une diplomatie ou à une autre, remettant en cause sa raison d’être. L’arrestation du fondateur julian Assange témoigne de la situation tragique  des sources journalistiques et de leur protection. Après le quatrième pouvoir que constitue la presse, n’assisterions nous pas pour l’intérêt du plus grand nombre à l’avènement d’un cinquième pouvoir ?

Driss.B

( 11 novembre, 2010 )

LA TYRANIE DU POUVOIR

Les évènements récents de l’actualité sociale nous emmènent à réfléchir sur le régime politique démocratique et de sa légitimité. La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple nous dit A.LINCOLN. L’horizon de la démocratie est l’égalité, précise TOCQUEVILLE. Enfin la  séparation des pouvoirs est le principe fondateur d’un régime politique démocratique pour Montesquieu dans «  de l’esprit des lois ». L’actualité met à mal tous ces idéaux sur lesquels le régime politique hérité de la révolution française s’est construit. L’idéal égalitaire républicain procèderait-il d’un rêve inaccessible ? Ne serait-il pas un instrument de domination ?

L’élection présidentielle et législative si elle donne une majorité, n’en demeure pas moins relative. Elle n’est de plus  que le résultat d’un sentiment ponctuel des électeurs et ne justifie en aucune manière la légitimité sur la durée. C’est là que demeure la critique du régime démocratique.la démocratie représentative n’est qu’éphémère. En connaissance de cause,  les représentants du peuple doivent appliquer une certaine retenue dans l’exercice du pouvoir et un attachement à l’opinion populaire dans les décisions qu’ils prennent. Et quand le doute s’installe et que la certitude vacille la référence au peuple peut sauver de l’égarement. « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ;  il ne faut pas être au dessus des hommes ;  il faut être avec eux » nous dit encore Montesquieu. Or que voit on ? Tout l’inverse ! Erreur ou volonté politique ? Risque juridique plutôt que politique pourrait on répondre !

Le conflit qui a  opposé le gouvernement aux manifestants de la réforme des retraites montre une certaine forme de tyrannie, non pas celle d’un individu sur tous les autres mais celle d’un groupe d’individus sur tous les autres ! Ceci nous interroge sur l’efficacité des  institutions  qui limitent la dérive de telles pratiques. La constitution, le conseil d’état,  Le sénat ? Sont-ils les instruments efficaces de limites du pouvoir?

Nullement. Le droit constitutionnel peut être révisé. Le sénat  quant à lui est tout autant le résultat d’un suffrage,  et  dans l’idéal il peut être à majorité opposée au parlement. Rien  n’assure donc la mesure dans la pratique du pouvoir, car trop souvent l’exécutif en place poursuit des réformes dans l’objectif d’obtenir une majorité au parlement ou  au sénat et constituer des relais favorables au conseil constitutionnel. Ici encore  le président exerce son hégémonie.

La justice peut-elle contribuer à réduire l’extrême pouvoir de la majorité ? Contre la tyrannie et pour la liberté ? Assurément pas quand on songe que le président est le garant de la magistrature. Lorsqu’on pense ensuite aux affaires politico financières qui se succèdent,  nous en doutons encore plus.

Les médias alors ? Non plus depuis la réforme de l’audiovisuel ou le président de la république  nomme le président qu’il veut. Collisions et conflits d’intérêts constituent une réalité qui décrédibilise l’action politique et l’homme qui la représente.

Le pouvoir et la forme qu’il a pu prendre (démocratique, monarchique, dictatorial) n’est finalement que l’instrument d’une domination  d’une classe sur une autre. Il y a manifestement  une insuffisance  dans le principe représentatif.la démocratie participative ne serait elle pas cet horizon de la justice et de l’égalité de tous pour tous ?

( 27 mai, 2010 )

L’HORIZON ECONOMIQUE ET SOCIAL

Imaginons une planète dont les ressources ne peuvent assurer la survie qu’à 6,5 peut être 7 milliards d’individus. Comment alors subvenir au besoin de 9 à 10 milliards de personnes à l’horizon 2050 ? Quelles pourraient être les conséquences d’un tel événement lorsqu’il surviendra ? 

Les ressources rares 

Dans un monde aux ressources abondantes, peu importe la loi de croissance démographique. Or dans celui qui est le notre, il est utile de se poser de telles questions, d’économiser et de compter. Au bout du compte comment partager  la richesse qu’une économie arrive à créer ? Comment être juste ? 

Si la période actuelle souffre peu de la répartition inégale des ressources, quelles réactions pourraient se produire dans un environnement aux compétitions plus exacerbées, lorsque la croissance économique ne permettra plus aux plus pauvres de rattraper les plus riches et quand un sentiment d’exclusion l’emportera ? Ainsi pouvons-nous appréhender la problématique économique dans sa dimension sociale et sa question morale, dans son projet de collaboration. 

La cohésion sociale 

Tout au long de l’histoire occidentale la principale interrogation se posait dans la construction de la protection sociale. A quels indigents accorder des ressources de substitution, à quels autres la refuser. Si l’on ne peut encore parler d’égalité de tous face au perspective de vie, tout au moins nous rapprochons nous d’une justice sociale et de la construction d’un idéal égalitaire. Le chemin à parcourir ne nous a pas encore permis de réaliser une justice totale et d’achever le progrès nivelant les statuts sociaux pour l’égalité des places. Il se poursuit sur de nombreuses questions à l’intérieure des frontières mais également au delà. Le problème de l’eau, de l’alimentation ou du pétrole dans certaines régions du monde est au cœur de conflits récurrents. Nous le retrouvons entre les paysans et les grandes entreprises de l’agroalimentaire, entre le sud et le nord entre le riche et le pauvre, entre le fils d’ouvrier et l’héritier à l’école. Quelles formes ces antagonismes relèveront-ils dans une cinquantaine d’année lorsque l’explosion démographique rendra probablement plus violent le partage des ressources. Comment se passer de  l’énergie, la principale source de croissance  économique ? De l’eau ?de l’air ? Du travail ? 

La politique économique au secours ou contre le sociale ? 

La résolution des tensions sociales est au cœur de L’antagonisme politique qui cherche à résoudre l’éternelle question de la richesse et de sa répartition. Chacun avançant un modèle de société contre un autre. 

Pour Le socialisme naissant,  la propriété est au cœur de la lutte de classe, bien avant Marx, Proudhon critique la révolution de 1789 ayant laissé subsister le privilège de la propriété comme la source de clivage entre les citoyens et de l’égalité qui reste inachevée.  Celui-ci structurera dès la naissance du capitalisme les oppositions entre les  détenteurs du capital et ceux n’offrant que la force de travail. Pour l’auteur du capital, Karl Marx,  La stratification sociale et donc les inégalités s’expliquent par la détention ou non d’un patrimoine. Ainsi le capital demeurera pour longtemps au cœur des antagonismes sociaux,  comme le foyer d’une éternelle lutte des classes et constituera le fondement du clivage politique. 

  

A l’opposé, Le libéralisme avance la revendication à la propriété privée sur fond d’un individualisme trouvant ses sources dans les années récentes de l’histoire sociale. L’égalité libérale des chances aménage le principe méritocratique accepté par le plus grands nombre comme l’horizon de la justice sociale. Cette appréciation, n’est qu’une fiction nous dit François DUBET. A regarder de plus près, et dépassant l’explication de Proudhon sur  les inégalités, il semble que de nouveaux facteurs soient au centre de la stratification sociale. 

 L’inégalité des chances 

L’école, le meilleur des mondes, dans laquelle demeurait un quelconque espoir de promotion sociale est décrédibilisé par l’entretien des différences de positions occupées par les « héritiers ». Elle constituerait un accélérateur plus qu’un atténuateur des inégalités. La rigidité plus que la mobilité sociale semble se justifier au regard des faits sociaux. Même la réussite des enfants de classe populaire se heurte à la valorisation de leurs diplômes sur le marché du travail. La professionnalisation n’est en fin de compte qu’une activation du réseau sociale reléguant ceux qui en sont dépourvus, les enfants des classes populaires. Les quotas imposant 30 % d’élèves boursiers dans les grandes écoles ne semble être finalement qu’un nouvel éclat de  communication derrière laquelle se cache une impuissance à résoudre la priorité de la question sociale et de son équité. Après la justice sociale en question, vient la question de la justice civile. Est ce tout ? Hélas non ! 

Coopérations ou Compétitions internationales ? 

La vie politique ne se limite pas aux seuls éléments de contingences nationales. Au delà des frontières se jouent d’autres antagonismes tous aussi contraignants pour elle. Aux conséquences certaines.  La mondialisation qui intègre les économies à l’échelle de la planète impose une gouvernance mondiale que beaucoup attendent et que leurs opposants redoutent. De la société des nations à la construction des différentes institutions mondiales et des ONG, il se poursuit  une dilution du pouvoir et de la souveraineté des états. L’adhésion à des traités et les différents accords internationaux constituent de nouveaux cadres de  l’action : Le traité  de Maastricht pour les pays membres de l’UE impose aux politiques des contraintes budgétaires. Le principe de la nation la plus favorisée dans les échanges internationaux à ceux ayant adhérés à l’OMC, empêchent l’arbitraire et la discrimination entre les nations dans le domaine économique. Mais la construction est fragile. La ratification du traite de non prolifération limite quelque peu le stock officiel mondial d’armes nucléaires. Les règles acceptées par les acteurs ne se suffisent pas à elles-mêmes, l’absence d’institution politique d’envergure  mondiale marque les limites de l’ambition du bien économique commun. Dans ce jeu des acteurs, les gains des uns se traduisent par les pertes des autres 

 La concurrence demeure comme la force dominante dans les échanges entre  les différentes nations. La lutte contre le réchauffement climatique, contre la faim dans le monde ou le terrorisme sont autant de points de divergence qui incite à la prudence dans la croyance naïve à la collaboration. De même, les politiques fiscales de chaque pays se construit dans l’objectif de devenir le plus grand réservoir de la finance mondiale ou dans celui d’améliorer la compétitivité des entreprises nationales face à  la vague venue de l’empire du milieu avalant tout sur son passage. Le développement durable sous la contrainte économique restera- t- il un rêve inaccessible, une barrière infranchissable ? Finalement, sur quel horizon social, politique et économique poursuivre la  civilisation ? 

 

( 17 mars, 2009 )

VERS UN AUTRE MONDE

L’effondrement du bloc soviétique a accompagné dans sa chute celui de la planification de l’économie par l’état. Le capitalisme, fondé sur la propriété privée et l’état de droit, s’est imposé comme modèle économique. Ce dernier est à l’origine de la création de richesse de nombreuses nations. Aux pays développés de l’Amérique du nord, de l’Europe et du Pacifique se sont joints les nouveaux pays industrialisés. Le laisser faire, laisser passer distribuant les ressources dans les activités créant des richesses s’est imposé comme principe d’allocation optimale. Manifestement la rationalité analysée par Max Weber comme facteur de progrès butent sur des limites ignorées. Le « système » n’a pu échapper à une réalité d’abord sociale. Les sciences, dépassent difficilement les horizons. Si elles expliquent les faits, elles les anticipent rarement. Le monde trop complexe, composition de dimensions multiples et infinies dépasse un rationalisme fini. Le vivo échappe au vitro et autres modélisations par lesquels nous voudrions le représenter.

 

Le fanatisme de marché triomphant a conduit inévitablement à des épreuves difficiles de l’histoire économique et sociale. Les mesures de régulations qui se sont succédées pour juguler la crise systémique que la mondialisation à dispersé aux quatre coins du globe, nécessitent une réponse plus globale. Les programmes de relance principalement destinés à l’appareil de production se révèlent impuissants face aux origines sans doute sous estimées de la crise.

 

L’état providence souvent remis en cause, source de coûts et réduisant la compétitivité des entreprises jouent un rôle d’amortisseur social incontestable dans la période actuelle. Malgré cette « réussite » sociale, la cohésion se fragile.la « moyennisation » de la société paraissait nous faire oublier l’éternelle lutte des classes.
La France d’en bas, et de plus en plus, revendique une répartition plus « équitable » du revenu. De
la Guadeloupe, en passant par
la Martinique et pour revenir en métropole les tensions se ravivent et les antagonismes prennent du relief. La fin du travail, la crise de l’éducation, la famille détruite ou en recomposition, l’extrémisme religieux participent à une improbable régulation sociale. L’inégalité des chances trop forte et injuste poussent à la faute des individus déclassés, à la recherche d’un possible emploi et à un bonheur qu’ils croient atteindre et qui leur échappe sans cesse. Le lien social se rompt peu à peu.

 

L’économie entraine dans sa chute toutes les illusions, tous les espoirs et pousse la politique dans les cordes. Confronté à la maitrise budgétaire le pouvoir parie sur un retour rapide de la croissance. Communication, pédagogie et autres cosmétiques sont les réponses récurrentes du gouvernement distancé par des exigences légitimes du peuple. Les manifestations qui se multiplient marquent la distance profonde entre les défenseurs du capital et ceux qui rejettent l’orthodoxie de la performance et du calcul.

 

Les faits multiples obligent à imaginer des mesures nouvelles. La crise, dit on est un accélérateur du changement. Il semble en effet que l’on soit projeté par une catapulte d’un paradigme vers un autre. Après la dimension sociale de l’économie, une dimension écologique prolongera-t-elle le cycle de vie du capitalisme ?

 

( 4 août, 2008 )

Je révais d’un autre monde

De l’économiste philosophe A SMITH, les libéraux n’ont voulu retenir que la main invisible, laissant au marché « qui a toujours raison » l’ajustement des mécanismes économiques jouer sans interventions extérieures. Mais avant d’être économiste, A SMITH était philosophe. La morale ainsi que la raison auraient dû être des éléments d’inspiration pour établir les règles de gouvernances économiques internationales.

La position dominante du Nord

Les économies du Nord confrontées à la globalisation font face à une véritable situation de compétitivité. La question n’est pas nouvelle. Elle se posait déjà pour la France dans les années 60 après avoir cessé de recourir au protectionnisme économique. Pour l’industrie du textile par exemple, elle avait bénéficié des accords multifibres qui limitaient la quantité de produits importés des pays concurrents (les quotas). Les Etats unis ont connus une expérience difficile dans les années 90 sur le marché automobiles, suite à la concurrence des voitures japonaises. La nouvelle organisation du travail des entreprises du Pays du Pacifique était plus performante que le modèle taylorien de production. Mais aussi parce le pays du soleil levant avait introduit les technologies comme avantage comparatif nouveau.

La confrontation commerciale internationale, s’organisant à travers les rounds des Pays membres de l’OMC (organisation mondiale du commerce), trouve un espace de négociations multilatérales. Toutes les entraves au libre échange (Dumping, Barrières tarifaires) sont dès lors exclues des pratiques économiques.La croissance se nourrit de l’échange, et la réflexion économique le résultat d’un arbitrage avantage-coût : Faire ou faire faire ? Refuser l’échange parce qu’il détruit de l’emploi, ou l’accepter parce qu’il améliore le bien être global ?Pourquoi produire un bien si l’acquérir à l’extérieur nous permet de réduire les ressources rares plus utiles dans la production d’un bien différent moins couteux ?

Dans la situation nouvelle de confrontation et de perception de menaces, de nouvelles mesures apparaissent !

Barrières non tarifaires, impositions des taxes d’échelles aux pays en voie de développement et subventions des produits sont quelques unes des mesures du protectionnisme nouveau.

Les britanniques et les Français s’opposent concernant la PAC et les budgets qui lui sont alloués. Trop lourds selon les premiers mais vitales pour les second. Au nom du principe économique, les activités trop gourmandes en ressources doivent disparaître et laisser la place à celles qui le sont moins. Au delà du seul calcul économique « classique » les questions d’ordre éthiques et écologiques doivent aussi prendre leur place. L’ajustement au nouveau paradigme qui s’impose alors ne se fait pas sans douleur : Crise économique, chômage, insécurité, déficit publique. Dans ces échecs du marché, l’état trouve un espace pour son action. Si son intervention dans le champ économique se justifie, il peut introduire une distorsion des lois de la concurrence et maintenir sous perfusion des secteurs sans doute condamnés à disparaître.

Se revendiquant du libre jeu de la concurrence, le Nord impose au Sud le libéralisme et la rigueur, se permettant des politiques budgétaires généreuses et des barrières à l’entrée infranchissables. Les politiques agricoles communes européennes ou les subventions des états unis dans la production du coton, du maïs et de beaucoup d’autres biaisent les règles de concurrence. Les prix des produits n’étant plus le résultat de l’accumulation successive de coûts mais constituant des prix maintenus artificiellement bas défiant toutes concurrences.

Mais ce n’est pas tout. Le tableau se noircit encore davantage.Les productions à l’origine alimentaires s’orientent désormais vers les énergies vertes laissant des millions d’individus sur le carreau. Pour nous déplacer, nous chauffer, nous nourrir et assouvir notre soif d’un confort jamais satisfait, nous privons des millions d’individus d’un besoin vitale de nourriture. Principe d’utilité et individualisme gouvernent nos actes, ne pouvant échapper à la loi de la nature égoïste de l’individu.

La responsabilité du sud et le paradoxe de l’abondance

Le développement n’accompagne pas toujours la croissance. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la situation économique des pays en développement et particulièrement ceux dans lesquels la faim a été la principale cause d’émeutes récentes. Moyen orient, Afrique, Maghreb Asie. Tous, ont connu des taux de croissance économique suffisants pour allouer des ressources dans le développement sociale, politique et éducatif. Le Maroc persiste dans l’agriculture (principal facteur de croissance du PIB), dépendant d’une météo trop capricieuse. L’Arabie saoudite, le Qatar et la Chine investissent des milliards de dollars au Nord afin de secourir des banques victimes de la crise des subprimes alors que les sommes seraient plus utiles à l’intérieur pour des hommes vivant avec moins de 2 dollars par jours ? Le choix israélien ou japonais dans le développement des nouvelles technologies n’aurait il pas été plus subtil ?

Transformer la croissance en développement c’est le choix de l’investissement dans l’éducation, dans la recherche d’un modèle de protection sociale, c’est l’ouverture du politique à des lois plus démocratiques, c’est enfin l’institution d’un état de droit. La confiance dans les rapports entre les hommes est dépassée par la domination des réalités matérialistes. Confucianisme ou morale islamique ne suffisent plus. Il reste à inventer un modèle propre à l’histoire, aux valeurs et aux cultures afin de conquérir l’indépendance économique. Les Pays en Voie de Développement sont condamnés à l’exploit, il leur faut gravir les marches du développement économique pour échapper à l’aléa et aux vœux exclusivement pieux. « Dieu ne change un peuple, que s’il veut bien changer par lui même ».Dans leur retard, les Pays du Sud bénéficient de toute l’histoire économique de l’occident. Ce qui peut paraître comme une faiblesse ne l’est sans doute pas.

 

( 13 mai, 2008 )

La Paix jamais trouvée

En ce mois de Mai, Israël célèbre l’anniversaire de la proclamation de son état. Faut il s’en réjouir ? Dans la situatuion présente on doute à repondre quand il  est désespérant de voir comment un peuple qui à subit les pires atrocités de l’histoire, commette à son tour les pires crimes humains.

Depuis le 14 Mai 1948, l’enfer sur terre a un nom, ou plutôt deux ! La Cisjordanie et la bande de Gaza, deux  territoires palestiniens  occupés par l’état d’Israël. Des accords de retrait existent, des résolutions du conseil de sécurité votées mais  tous et toutes, sont restés sans effet. Aux dialogues se succèdent les conflits. Aux conflits, les dialogues. Aux tirs de balles,  les tirs de pierres. A ceux ci, de nouveaux tirs de balles. Aux roquettes du mouvement Hamas, les interventions musclées de TSAHAL. Aux armes de nouvelles technologies, les  bombes humaines.  Une récurrence que l’on aimerait voir se rompre. Mais l’issue reste improbable et la situation mondiale accentue le relief. Elle augure un conflit  sans fin, un choc des civilisations auquel nous refusons de croire, une histoire que nous n’acceptons pas d’écrire…

logique de puissance de l’hégémon

…« L’hyper puissance » américaine -ou de ce qu’il en reste- aurait pu éviter la chute, la descente aux enfers,  servir   un ordre plus juste, imposer un équilibre, réussir là où tous les autres ont échoués, poursuivre un possible plan pour la paix. Or elle ne l’a pas fait. La décennie 90 Fin de l’URSS – 11 Septembre 2001, est perdue. Les faucons ont chassés les colombes. Intervention musclé en Afghanistan d’abord, en Irak ensuite ! L’Iran demain ? Au nom de la guerre contre le terrorisme Goliath écrase David. La « démocratie » chasse la « dictature ». La vision hobbesienne du monde où le « bien » incarnée par l’Amérique bénie doit nécessairement l’emporter, bouscule les règles diplomatiques. L’empire, à travers  ses actions, sa présence militaire un peu partout sur la surface du globe alimente les rancœurs et les conflits. En participant au cycle de la violence, il le nourrit, l’entretien. Finalement il fait le choix de le poursuivre. Le projet Wilsonien née à la fin de la première guerre mondiale s’est  dissout et la police du monde est devenue voyou. La guerre prolongement du politique par d’autres moyens, élargie aussi l’espace économique. Motivation matérielle donc (le pétrole est une ressources trop précieuse pour rester entre les mains des arabes), mais  religieuse  aussi (le retour du messie sur la terre Sainte ne se fera pas tant que le peuple musulman  est présent sur le sol Palestinien). « Les gardiens du temple » ne manquent pas d’imagination.Ce qui est bon pour l’Amérique est bon pour le reste du monde, et sa toute puissance à un projet, un plan pour le Moyen Orient : Reconstruire le paysage politique – the  Greater Middle East .Ayant des ennemis communs, l’état d’Israël est un élément clé  de la géopolitique des EU au Moyen Orient. En France aussi les orientations évoluent, Sarkozy atlantiste ne cache pas son rapprochement à l’alliance. Revendiquant une rupture dans la façon de faire de la politique, le chef de l’état l’exprime aussi, dans sa relation au monde. Rappelons aussi les positions de son ministre des affaires étrangères lorsqu’il appuyait l’action des EU dans son intervention en Irak. Renforcement du contingent Français en Afghanistan contre l’extrémisme et pour la démocratie (les termes sont séduisants) et  soutien aux perspectives d’action  en Iran sont  quelques illustrations de l’alignement aux projets des « tous puissants ». L’occident multiplie les feux. Le doute s’installe, et les interrogations pleuvent. Avons-nous  trouvé des ADM en Irak ? Le terrorisme a t il été éradiqué ?  Le monde est il devenu plus sûr? A quel degré d’enrichissement l’uranium devient il à usage Militaire ? Pourquoi une nation aurait elle le droit de produire cette source d’énergie ? Pourquoi l’interdire à une autre ? A quel moment, un Pays devient il une menace pour les autres ? Faut-il  pour y répondre évaluer le risque de guerre ? Doit-on considérer la violation de l’intégrité territoriale ? Ou encore les crimes barbares perpétrés contre le civile, contre l’humanité ? De tous  ces points de vue justement, les EU et leurs  alliés, ne sont ils pas eux mêmes condamnables  devant la loi ?

Les relations internationales ont échouées. L’intégration des nations à la construction mondiale, aux échanges de toutes natures, n’a pas non plus rencontré davantage de succès. Toutes, se sont  inscrites dans un cadre de compétition et de concurrence déloyale, dans des rapports de force du plus fort au plus faible. Elles nous ont finalement conduites là où nous ne voulions pas aller. Les conflits successifs qui ont ponctués l’histoire dont on croyait qu’ils auraient pu nous servir  à trouver une possible paix, n’ont pas suffit. L’homme est resté une puissance destructrice.

( 1 mai, 2008 )

Science fiction économique à l’Elysée

Si l’on raisonne d’un point de vue purement financier, la mesure de la création de richesse d’un pays est inscrite dans la croissance du PIB ou produit intérieur Brut. En France c’est la consommation des ménages qui assure pour 80 % cette croissance. La situation d’inflation actuelle et à venir  va vraisemblablement rogner le pouvoir d’achat du consommateur vivant en France. Selon le rapport consommation/croissance l’évidence parait claire. Le gain ou la perte  de   croissance est donc à considérer du point de vue de la « demande ».  Pour cette raison, les politiques keynésiennes malgré les critiques des libéraux  restent incontestablement un parachute en situation de dépression économique. La politique du New deal de F.D ROOSVELT en 1932 illustre assez l’action de l’état en la matière. En effet, celui ci  joue le rôle d’un agent économique, consommateur de la production du Pays en cas de ralentissement.  En pratiquant l’allocation de ressources (dans les activités les plus utiles) par la dépense budgétaire il préserve un certain niveau de consommation et donc de croissance. Encadrés par Bruxelles, les pays membres ne peuvent cependant  excéder 3 % du PIB (Adhésion au pacte de stabilité et de croissance).

En France, Nicolas Sarkozy  a fait le choix de réduire les charges qui pèsent sur les entreprises espérant attirer les capitaux ou tout au moins les retenir. Dans son offre de paquet fiscale de l’ordre de 15 milliards d’euro à l’été 2007, c’est du côté de l’offre qu’il a inscrit sa politique économique. Le choc attendu n’a pas eu lieu et pour convaincre les « incrédules », le politique rassure : Les effets, se révèlent dans la durée. A l ‘épreuve de l’histoire justement, quelles politiques ont elles réussies ?

JB SAY assurait déjà dans sa loi des débouchés que l’offre créait sa propre demande. Pourtant nous pouvons  tous imaginer le résultat de la surproduction et  nous connaissons tous l’ampleur de la crise de 1929 lié à une abondance de tout. Les  trente glorieuses qui se sont étendues à la sortie de la deuxième guerre mondiale jusqu’au premier choc pétrolier en 1973, lorsqu’il fallait tout reconstruire et justifiait alors une production de masse, resteront d’une exceptionnelle croissance économique. L’amnésie qui nous condamne parfois  à  répéter les erreurs du passé n’explique pas la situation présente. Elle n’excuse surtout  pas la volonté du gouvernement de transférer les fonds du citoyen pauvre  vers le plus riche, du plus bas vers le plus haut. Cette politique  sortant de son contexte, ne pouvait pas fonctionner !  Pourquoi ? Question de bon sens !

Mettre des produits en vitrine n’a jamais assuré au commerçant  la réussite commerciale si le public pour lequel il souhaite les vendre n’a pas l’argent pour les acheter.

Le gouvernement spécialiste de la « communication », beaucoup plus  que des réalités économiques à joué sur l’illusion et l’effet d’annonce ! La réalité, qu’elle-est-elle finalement ?

D’abord le rapport qu’entretiennent dans les faits consommation des ménages et croissance. Ensuite parce que l’investissement du capital (et peut être la croissance !?) un des facteurs de production, obéit à de  multiples variables. Nous pouvons citer la rentabilité financière, la productivité, le niveau d’inflation, la qualité des  institutions publiques, le niveau de recherche et développement du pays et à l’importance que ce dernier accorde aux connaissances, à l’instruction des hommes et femmes, le savoir faire et des compétences, le risque politique.la perception du consommateur sur la situation économique globale, plus précisément sa confiance qui est devenue depuis 21 ans (1987) un élément important de la réflexion économique et enfin son pouvoir d’achat. La fiscalité de l’entreprise n’explique donc pas à elle seule l’arrivée ou le départ des capitaux dans un pays. Capter l’épargne ou les fonds étrangers (IDE), nous pouvons le comprendre, s’inscrit dans une réflexion qui agrège différentes  données. La réduire aux taux de pression fiscale se révèle d’une insuffisance manifeste. L’Etat à travers ses pratiques à finalement creusé le trou du déficit par une politique fiscale capitaliste accommodante sans retrouver le chemin de la croissance. Les recettes attendues n’ont pas été au rendez vous. Là où le gouvernement attendait un choc d’offre c’est la crise de confiance qu’il rencontre. Plus compromettant, Bercy a perdu l’instrument de relance, et cherche désormais du côté de la rigueur. Exclue du vocabulaire du ministère de l’économie, il s’agit pourtant bien d’une réalité. Au delà du discours, de la politique de communication, de l’illusionnisme de droite il y a des politiques, des projets et des actions qui révèlent de toute évidence  leur véritable nature.

                                                                                                                                                  Driss.B

( 9 avril, 2008 )

Changement de main

Crise démocratiques et Capitalisme débridé sont effectivement les symboles de la fin de notre histoire. Fukuyama a vu juste !

Mais les modèles, les perspectives sur le papier subissent la dure loi du réel et du chaos.Le capitalisme, s’est imposé comme seul modèle de croissance. Pourtant  La locomotive à déviée de la courbe. La  rupture à eu lieu, et l’économique est devenu financier.

Eté 2008, crise sur le marché de l’immobilier américain. Tous les journaux, magasines traitent des subprimes. Les banques sont allées au delà de leur capacité à s’endetter se retrouvant  dans une situation de défaillance. Le capitalisme patrimonial repose sur la confiance. Et celle de l’actionnaire est perdue.

Ben Bernanke, président de la réserve  fédérale (FED) réagit et envoie un signal que les marchés attendent : baisse des taux, injections de milliards d’euros pour rendre liquide le marché financier, mutualisation  des pertes de la banque bear stearn en perspective ! Le dollar dévisse, peu importe il faut sauver « l’économie » américaine ! La confiance de l’actionnaire est l’une des clés. On scrute les horizons, en espérant  le retour de celle ci. Il ne faut pas que cela tarde car la baisse des taux a ses limites !

Pour les états unis d’abord, le dollar qui  fond ouvre la porte à l’inflation. Ensuite parce que cette « dévaluation »  dans une économie globalisée servira de moins en moins ses intérêts, l’aspirateur  américain de l’épargne mondiale pourrait perdre de sa puissance d’absorption. Les fonds souverains commencent déjà à diversifier leur placement, et la situation présente accélérera sans doute l’inversion. Alors, fin d’une époque ? Fin de l’empire ?! L’Amérique est elle piégée par le trou noir et la dépression de son économie ? Probablement!

En tout état de cause l’économie mondiale poursuit sa tectonique, le souffle et les pulsations nouvelles sont à l’orient! L’empire du milieu  fait son grand retour sur la scène internationale. Après les tigres, voici le réveil du dragon.

Driss.B

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